Voyage au coeur de l'urbanité africaine

30 juillet 2018 publié par Camille Foisy

Voyage au coeur de l'urbanité africaine

"I Am American/too much blood under my feet. - Je suis américaine/trop de sang sous mes pieds.
-Shelley Nicole
 
The dissatisfaction with justice in America as a result of racial tension is felt all over the world. It is a testament to the blood of black America, whose  "Americaness" has always been challenged and dismissed. To awoken consciousness which refuses to be silenced. It is for the women who protest against being grabbed by the "pussy." Americans who migrated and will continue to migrate from "shithole" counties, to make America great again. For the indigenous, the original Americans of America.  Raped and exterminated through genocide in the name of religion and civilization. For all those fighting for recognition in a land where they have invested their blood sweat and tears. 
 
The painting was designed as an album cover for the upcoming album "I am American" by Shelley Nicole aka Blakbushe, set to be released in April 2018.
-
L'insatisfaction vis-à-vis la justice américaine comme conséquence des tensions raciales est ressenti partout dans le monde. C'est un témoignage du sang de l'Amérique noire, dont"l'américanité" a toujours été contestée et rejetée. Éveiller la conscience qui refuse d'être réduite au silence. C'est pour les femmes qui protestent contre le fait d'être "grabbed by the pussy". Les Américains qui ont émigré et continueront à migrer des pays qu'on qualifie de"shithole", "to make America great again". Pour les peuples des premières nations, les Américains originels d'Amérique. Violés et exterminés par un génocide au nom de religion et de civilisation. Pour tous ceux qui luttent pour la reconnaissance dans une terre où ils ont investi leur sang, leur sueur et leurs larmes.

La peinture a été créée dans le d'être utilisée comme couverture d'album pour le prochain album "Je suis Américaine" par Shelley Nicole aka Blakbushe, qui devrait sortir en avril 2018."
 
- Komi Olaf 

Un mélange d’images et de textes puissants à saveur africaine, c’est ce que les montréalais et montréalaises ont pu voir ce dimanche en assistant à l’exposition AfroUrban présentée à Artgang sur la plaza St-Hubert.

Ayant vu le jour tout d’abord dans la ville de New York, l’exposition rassemble des artistes africains qui ont évolués dans différents pays comme en témoigne l’organisateur, Kholisile Dhliwayo. Par des photos et des peintures les oeuvres montrent bien plus que les simples façons de vivre des habitants des villes africaines. Elles partagent des histoires, des souvenirs qui sont lourds de sens lorsqu’elles sont présentées dans les métropoles Nord Américaines qui roulent sur l’argent.

Bien que l’exposition se voulait neutre, allant même jusqu’à être par moment journalistique, le contexte dans lequel ces oeuvres prennent vie, soit en plein coeur de grandes villes occidentales où la montée de l’extrême droite se fait sentir, elles ne peuvent parfois faire autrement que devenir des prises de position politique.

 

Le collectif AfroUrban mis en place par Kholisile Dhliwayo est en plein expansion et grandit au courant de ses voyages à travers l’Amérique. Les exposants sont d’une façon ou d’une autre tous reliés par leurs origine, leurs passions ou leur cercle social. Ils ne sont parfois même pas des artistes professionnels proprement dit mais tout simplement des découvertes de l’organisateur. C’est le cas entre autres de Randi Karangizi dont les recherches ont inspirés le projet.

 

Malgré les tensions raciales qui rongent le Canada et les États-Unis actuelles, il existe tout de même un engouement pour l’art africain, ce qui permet à l’exposition de voir le jour et donne des opportunités aux artistes mentionnés d’avoir une tribune pour parler de leur pays et origine, du moins c’est ce que nous explique Kholisile Dhliwayo.

 

Cet enthousiasme pour l’art afro-urban se perçoit également par la façon dont le public réagit à l’exposition. Les spectateurs sont majoritairement de toutes origines et en grande partie enclin à découvrir la culture africaine. Une vague d’acceptation et de support habite généralement la salle, selon Kholisile Dhliwayo.

 

Bien qu’il semble y avoir une réaction relativement similaire d’un spectateur à l’autre, l’énergie que dégage une ville ainsi que son contexte politique changent la perception que le public aura d’une oeuvre, selon l’organisateur. Ce qui joue beaucoup dans le balance selon lui serait la langue. Un enjeux bien important dans une ville comme Montréal, mais qui se manifeste aussi chez les artistes du collectif qui viennent de différentes régions de l’Afrique.

 

Comme mentionné par l’organisateur du collectif, l’art afro-urbain ne se résume pas qu’à un seul thème, mais aborde différents sujets et cultures. Kholisile Dhliwayo espère que le collectif se développera assez pour qu’il puisse se diviser en sous-catégorie. Il souhaite aussi traverser l’océan pour faire voir son exposition en Europe ainsi que sur le continent africain.

 

Le climat politique tendu qui traverse le monde occidental n’est pas ce qui freine les idées de grandeurs de Kholisile Dhliwayo. Il voit déjà l’exposition AfroUrban raconter l’histoire de ses artistes au delà des métropole de la côte est américaine.

 

 


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