S'exiler dans les champs pour fuir la pandémie

10 juin 2020 publié par Camille Foisy

S'exiler dans les champs pour fuir la pandémie

Enfermé.e.s dans leur appartement au coeur de Montréal en pleine pandémie, l’appel de la nature fait de plus en plus écho chez les étudiant.e.s et les jeunes adultes qui se portent volontaires en grand nombre pour prêter main-forte sur les terres agricoles durant l’été.

Directrice générale d’Agricarrières, comité sectoriel de main-d’œuvre de la production agricole, Geneviève Lemonde explique que la campagne J’y vais sur le champ a porté fruit. Cette campagne de recrutement avait pour objectif d’encourager les québécois.es à aller travailler sur les terres agricoles pour pallier les manques de main-d’oeuvre des producteurs qui ne peuvent embaucher autant de travailleur.se.s étranger.ère.s qu’à l’habitude. Selon les estimations d’Agricarrières, ce serait 60% des travailleur.se.s étranger.ère.s qui seraient en mesure de se rendre au Québec cet été malgré la pandémie.

Mme Lemonde ajoute qu’à ce jour le comité qui met en relation employé.e.e et producteur.trice.s a reçu plus de 12 000 candidatures et 800 travailleur.se.s d'entre elles ont été jumelées.

Partir pour mieux revenir

Antoine est éducateur en service de garde dans les écoles. Il est également impliqué au sein d’une troupe de théâtre et de soirées de poésie. Comme plusieurs, l’arrivée de la COVID-19 et du confinement a mis sur pause son travail et ses projets. C’est entre autres ce qui l’a poussé à quitter Montréal et aller travailler dans les champs pour la saison estivale.

Comme Antoine, Catherine, étudiante de première année en média interactif à l’UQAM, avait déjà envisagé aller travailler dans les champs, mais le bon moment n’est jamais venu. La fermeture des frontières combinée à son désir de voyager l’a encouragé à aller cueillir des cerises en Colombie-Britannique tout l’été.

Les deux jeunes adultes soutiennent que ce qui les a également motivés à s’exiler à la campagne c’est leur désir de fuir Montréal en mode confinement.

Contrairement à plusieurs, Catherine ajoute que bien que le confinement l’ait conscientisé face à l’importance de l’achat locale ce n’est pas ce qui l’a poussé à s’impliquer sur les fermes. Il en va de même pour Antoine qui parle davantage d’un désir de donner un coup de main aux agriculteurs et agricultrices du Québec plus spécifiquement sans être sa motivation principale.

Geneviève Lemonde explique que bien qu’Agricarrières prenne en compte les désirs des candidat.e.s à s’expatrier, il ne faut pas oublié qu’il y a toujours une pandémie qui court. Bien que ce soit possible pour quelqu’un de Montréal d’être jumelé à une ferme en Gaspésie, cela n’est pas encouragé et Agricarrières n’offre pas d’aide pour trouver des accommodements aux employé.e.s. L’organisme s’occupe également uniquement de jumelage au Québec.

La directrice générale d’Agricarrières espère que cette campagne aura un impact à long terme et intéressera davantage de personnes de tous les âges au travail sur les terres agricoles dans les années à venir.


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