S’approprier l’avenue du Mont-Royal

28 juillet 2020 publié par Camille Foisy

S’approprier l’avenue du Mont-Royal

Depuis les dernières semaines, les urbanistes parlent de l’importance de réaménager les espaces publics extérieurs en temps de pandémie pour que les citoyens puissent se les approprier. C’est ce qu’a donc fait l’avenue du Mont-Royal, en collaboration avec 5 collectifs d’artistes.

Castor & Pollux, En Temps Et Lieu, Îlot 84, Le Comité et MU ont été ceux à qui la Société de développement de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR) et l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal ont fait appel pour changer la signalisation, mettre sur pied des installations et créer des fresques au sol sur les 2,5 kilomètres de l’artère maintenant piétonne.

Fabienne Boussin, directrice des communications et du marketing de la SDAMR, explique le défi que représentait l’animation de l’avenue sur une si longue période, soit de juin à l’automne.

Ce projet de piétonnisation de l’avenue du Mont-Royal avait été annoncé au début du mois de juin par la ville de Montréal. Le projet s’inscrit dans le «plan estival de réaménagement de l’espace public au profit des piétons et des cyclistes» de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal ainsi que dans le plan des voies actives sécuritaires implantées par Valérie Plante à travers la lutte contre la COVID-19. Le but du projet de réaménagement de l’avenue, selon Fabienne Boussin, était de s’approprier cette rue du plateau maintenant vacante.

Comme Fabienne Boussin le souligne, ce projet a vu le jour majoritairement en raison de la pandémie. Durant les étés précédents, l’avenue devenait piétonne le temps de deux foires commerciales, mais être fermée aux voitures de juin à l’automne, c’était du jamais vu. Il en va de même pour plusieurs autres artères telles que la rue Ontario, le boulevard Saint-Laurent la rue Saint-Denis, l'avenue Christophe-Colomb et le boulevard Gouin.

Les données, vecteur de changements 

Utilisation des parcs comme lieu de rencontres, déplacement à pied et explosion des ventes de vélos, il est évident que Montréal, comme plusieurs grandes villes dans le monde, voit les habitudes d’utilisation des espaces publics par ces citoyens être modifiées en réaction à la pandémie.

Bien que la mairesse, Valérie Plante, par son plan des voies actives sécuritaires, a repensé la configuration de la ville, Véronique Fournier, directrice générale du centre d’écologie urbaine de Montréal, explique dans une entrevue au média Un point cinq que cela n’est pas suffisant.

« Si on se contente de délimiter de nouvelles surfaces piétonnes en plaçant des cônes orange et des clôtures en métal, l’attrait n’est pas au rendez-vous. Les installations d’urgence des premières semaines doivent faire place à des aménagements conviviaux qui donnent envie de flâner ou de faire une halte », soutient-elle.

Elle complète, dans une lettre ouverte à La Presse publiée en mai, «si le contexte de pandémie impose une nouvelle réalité éprouvante pour beaucoup, le caractère exceptionnel de la situation en fait également un formidable laboratoire pour tester d’autres façons de circuler, de consommer et de profiter pleinement de nos espaces publics.» Elle ajoute toutefois que les données sur les déplacements à pied ou à vélo des québécois.e.s restent défaillants ce qui freine le développement urbain définitif en ce sens.

La mairesse, Valérie Plante a annoncé en juin dernier vouloir se servir du nouvel emménagement de la ville pour recueillir davantage de données sur les déplacements terrestres des montréalais.e.s. Un élément qui fait écho également chez la SDAMR qui, quant à elle, souhaite se concentrer sur les répercussions économiques de la piétonnisation de l’avenue du Mont-Royal.

L’avenue du Mont-Royal ne sera pas la seule à se refaire une beauté durant l’été. En plus des 31 rues réservées aux piétons présentement sur l’île, la rue Ontario vient tout juste d’entamer la deuxième phase de son projet d’aménagement transitoire qui sera imaginée par quatre firmes de design, soit NIPpaysage, Paprika, Signature Design et Atomic3.

 

Crédit photo : Latrompette Studio


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