Prom Night 2: Electric Boogaloo

12 août 2019 publié par Estelle Grignon

Prom Night 2: Electric Boogaloo
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Grâce au festival SOIR, j'ai pu avoir du fun dans un bal de finissants. Enfin. À 25 ans. On y est arrivés.

En plus d'un compte-rendu de ma soirée, je vous invite à écouter un succulent vox-pop que ma collègue Laurence Dami-Houle et moi avons réalisé sur place, où les plus courageux ont accepté de nous raconter leurs meilleures et pires anecdotes sur leurs bals respectifs. Du bonbon.

Mon bal de finissants, c'était en 2010. Je m'étais loué un complet chez Moores qui m'avait coûté environ quatre semaines de paie de Publi-sacs. Je n'étais pas assise avec mes amis et je n'avais pas eu tant de fun que ça. J'avais un crush sur un fille à mon après-bal, mais elle était beaucoup trop saoule pour que je fasse un move. Je suis rentrée à 5:00 du matin et je suis allée faire un beat dans le logiciel Fruity Loops Studios 9. En vrai, j'avais juste hâte que mon secondaire se termine. 

Et voilà qu'en 2019, le festival SOIR a décidé que ce serait une bonne idée de nous ramener à la belle époque où nos pubertés semblaient sur le point de finir, où on pensait rentrer dans notre linge pour toute la vie et où boire du Sour Puss en cachette nous apparaissait comme une bonne idée.

Sauf que cette fois-ci, c'était le fun.

Une sorte de façon d'exorciser les démons qui me hantent depuis que j'ai vu un de mes amis demander à mon crush de l'accompagner au bal. Pas le même crush qu'à l'après-bal, attention. Après j'ai demandé à un 3e crush qui n'était pas dans notre année de m'accompagner. J'avais beaucoup de crushs en secondaire 5. Mes hormones étaient dans le tapis et j'aimais toutes les filles, qu'est-ce que tu veux.

Cette fois-ci, je pense que c'était plutôt toutes les filles - et probablement plusieurs garçons - qui avaient un oeil sur moi. Ma robe grande ouverte dans le dos faisait fureur. Tout ça avec un eyeliner mauve immature, mon rouge à lèvres couleur violence et mes cheveux naturels qui ont aucun sens. Avant la soirée, je me suis préparée chez ma collègue Laurence, qui habite non loin de là. Amie indispensable, elle ne s'est pas fait prier pour être ma cavalière, à condition qu'on prenne une photo malaisante ensemble. À voir la photo en couverture, je crois pouvoir dire mission accomplie.

Une fois sur place, j'avais l'impression de vivre un mélange entre une soirée de promotion et une disco pour jeunes du Club optimiste de mon quartier. L'événement se déroulait dans le sous-sol de la paroisse Saint-Édouard: on y avait accroché des ballons et des guirlandes en papier au plafond, et une ribambelle de bols de chips et de popcorn était stratégiquement installée dans un coin de la salle. Bref, une grande réussite. 

What's My Age Again?

Pour mettre de l'ambiance, quelques groupes, dont Zen Bamboo, le Nouveau rappeur et Fortune Cookie Club, se sont relayés pour jouer différentes reprises de chansons des années 1990 et 2000. Ces derniers m'ont particulièrement séduite, moi qui étais dans une belle phase punk entre 2006 et 2010. Ils y ont joué les gros hits de Green Day, Avril Lavigne et autres Blink-182 avec aplomb.

Je dois toutefois souligner l'excellente et étonnante reprise de Only In Dreams de Weezer, interprétée par Zen Bamboo. Même si la chanson n'a jamais joué à la radio, elle est devenue légendaire chez les fans du groupe, alors que ses huit minutes servent de conclusion à leur album bleu culte. Parlant de fans du groupe, Zen Bamboo aurait dédié cette chanson à Thierri Larose, qui ne cesse de vanter la formation californienne. Enfin, le Nouveau rappeur est venu jouer les trouble-fêtes en s'inspirant du récent mashup viral de Noir silence. Ainsi, les paroles de Tassez-vous de d'là étaient chantées sur du Rage Against the Machine et du Taïo Cruz. On a aussi fait la chanson-thème de l'émission Le petit castor sur l'instrumental de Chop Suey! de System of a Down.

J'ai toutefois eu mon plus gros coup de coeur dès notre arrivée à l'église, alors que Laurence et moi avons été accueillies par les fortes personalités de la troupe des Bénés. Pour l'occasion, elles s'étaient mises dans la peau du corps enseignant de la polyvalente fictive. Les filles s'occupaient également de l'animation entre les différents groupes sur scène. On a d'ailleurs réussi à interviewer Stéphanie Tremblay, « professeure de gym » dans notre vox-pop, qui nous a mis en garde contre Steve-Kéven qui rôdait autour de l'école pour « essayer de vendre des choses illicites ». Le petit maudit.

N'ayant pas eu vent d'un après-bal après la performance du dernier groupe, j'ai décidé de m'en créer un en allant finir ma soirée dans mon bar de karaoké préféré. Sans surprise, j'étais de loin la mieux habillée sur place.

Je veux remettre du linge pas de bon sens

C'est donc dire que le pari de recréer un bal de finissant était un succès. J'ai d'ailleurs induit beaucoup de FOMO à mes amis en leur racontant ma soirée, et plusieurs souhaitent donc que l'événement revienne lors d'une prochaine édition du festival SOIR. Est-ce que le Prom Night saura garder sa magie pour une deuxième fois l'année prochaine? Sachant que les organisateurs ont réussi à en recréer une qui n'existait pas lors de mon propre bal d'il y a neuf ans déjà, je pense que le potentiel est bien présent. De toute façon, chaque excuse pour enfiler une robe vaguement déplacée me rend toujours heureuse, que voulez-vous.

Crédits photos: Laurence Dami-Houle et une fille qu'on ne connaît pas (Alice? Claire? Stéphanie?) qui a bien voulu nous prendre en photo avec mon téléphone dans la ruelle en face de l'église.


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