COVID-19 : l'industrie de la musique en péril

24 mars 2020 publié par Mathieu Aubre

COVID-19 : l'industrie de la musique en péril

On le sait, la crise de la COVID-19 n'est pas facile pour personne. Plusieurs se retrouvent sans emploi et doivent donc avoir recours au chômage. Certains milieux sont, par contre, plus à risque que d'autres, notamment l'événementiel et la culture. En grande partie travailleur.se.s autonomes, qu'illes soient artistes, technicien.ne.s ou programmateur.trice.s, celleux qui soutiennent le milieu culturel, déjà sous-financé, sont aussi nombreux.ses à ne pas être représenté.e.s par une association professionnelle pour les aider en ces temps difficiles.

Comment peuvent-illes donc composer avec la COVID-19? Quelles sont les avenues possibles pour leur permettre de continuer à vivre et à travailler? Et comment cette crise impactera-t-elle la culture québécoise dans les prochaines semaines?

Les mesures adoptées par le gouvernement de François Legault demandent actuellement une fermeture complète de tous les lieux de diffusions jusqu'en avril, mais impossible de savoir quand les bars et les salles de spectacles pourront rouvrir pour le moment. Les spectacles de musique sont donc suspendus jusqu'à nouvel ordre et ceux déjà prévus doivent donc être reportés ou annulés, ce qui représente un véritable casse-tête pour les programmateur.trice.s et les agent.e.s de spectacle comme Émilie Tremblay.

Il est difficile de savoir ce qu'il adviendra des différents festivals cet été, dont certains, comme Santa Teresa présenté à la mi-mai, pourraient déjà se voir contraints de report ou d'annulation. Ces festivals, et le reste des événements qui soutiennent la culture musicale emploient d'ailleurs énormément de professionnel.le.s de l'industrie musicale et pas que des artistes. Celleux-ci sont souvent de entrepreneur.e.s de PME ou d'OBNL ou des travailleur.se.s contractuel.le.s et l'insécurité économique actuelle peut leur faire très mal. Un regroupement pour leur venir en aide et les représenter est déjà en chantier, mais ne sera pas en fonction avant encore quelque mois, malgré un groupe Facebook de soutien monté d'urgence par François Deschamps, l'initateur du Regroupement québécois des travailleurs et travailleuses de la culture et de l'événementiel (RQTTCE), il y a quelques jours. D'ici là, les organisateur.trice.s de festivals et les pigistes essaient tout de même de se débrouiller de leur mieux. C'est entre autre le cas pour Elyze Venne-Deshaies et Melyssa Elmer, les initiatrices des soirées Lunes et d'Equinox, un festival qui devait se tenir à Montréal cette semaine.

Outre les travailleur.se.s direct.e.s, soit les artistes, les bookers, les technicien.ne.s ou les employé.e.s de salles et de bars, certain.e.s font leurs revenus de façon indirecte avec le milieu de la musique au Québec. C'est le cas des médias, qui emploient des pigistes, et qui font également une bonne partie de leurs revenus grâce à des partenariats, de la vente de publicités à des organismes culturels et du contenu commandité. C'est le cas de Sors-tu.ca, blogue montréalais spécialisé en événementiel, qui s'est rebaptisé Sors-pu.ca depuis la semaine dernière. Son rédacteur en chef, Marc-André Mongrain, doit actuellement chercher des solutions pour pouvoir continuer à publier du contenu malgré la crise.

Mince consolation : plusieurs organismes et médias travaillent actuellement sur des initiatives afin de permettre aux professionnel.le.s du milieu de pouvoir continuer leur travail et jouir d'une certaine visibilité. C'est notamment le cas de la Centrale alternative, un organisme basé à Québec qui planche en ce moment sur l'organisation d'un ''webothon'' pan-Québécois, ou de nous-même, CHOQ.ca, qui commencera à publier des sessions live d'artistes en confinement dans les prochains jours.

L'incertitude plane donc toujours au-dessus de l'industrie musicale, mais une chose est sûre : si l'on veut sauver l'été et assurer la qualité de vie des acteur.trice.s de ce milieu, la meilleure chose à faire est de respecter les mesures de confinement et d'attendre que la situation se règle dans les prochaines semaines.

 

Crédit photo : Mathieu Aubre pour CHOQ.ca au festival Santa Teresa


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