Alcool pour emporter : la solution pour la survie des bars

21 mai 2020 publié par Marie-Soleil Brault

Alcool pour emporter : la solution pour la survie des bars

Du confinement au déconfinement progressif, l’industrie de la restauration fait de son mieux pour garder la tête hors de l’eau. La Nouvelle association des bars du Québec (NABQ) demande le droit de pouvoir vendre et livrer de l’alcool pour s’assurer une source de revenus alternative et nécessaire. 

Le président de la NABQ et propriétaire de la Taverne Saint-Sacrement, Pierre Thibault tente de convaincre la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) d’autoriser cette alternative économique. L’association désire obtenir un décret ministériel auprès de la Vice-première ministre Geneviève Guilbault et de la régie pour avoir le droit temporaire de vendre de l’alcool pour consommation à domicile. Cependant, la RACJ est loin d’être d’accord avec cette solution, contrairement à l’Ontario où les restaurants ont droit à cette autonomie pour survivre. 

Le bémol se trouve dans la détention des permis. Un restaurant ayant un permis de bar ainsi qu’un permis de la MAPAQ à la possibilité de vendre une bouteille de vin en livraison. Cependant, des restaurants comme la Buvette chez Simone et le Huis Clos, ayant aussi ces deux permis, doivent s’abstenir de ce profit, car ils sont dans la catégorie commerciale des débits de boissons alcoolisées. Autrement dit, ils font la majorité de leur argent avec la vente d’alcool. 

Des fermetures qui laissent des traces

Pierre Thibault disait ne pas croire en début de pandémie la prévision que 50 % des restaurants fermeraient. Cependant, au fil des semaines, M. Thibault a dû faire face à cette dure réalité alors que plusieurs propriétaires de restaurants et de bars lorsque le budget mensuel n’était plus suffisant pour rester en « standby ».  Le propriétaire de la Taverne Saint-Sacrement précise qu’il sait que les intérêts de l’industrie de la restauration ne sont pas dans les priorités gouvernementales dues à la crise sanitaire. Cependant, il met l’accent sur le besoin pressant de laisser une chance aux restaurateurs de s’en sortir, surtout avec la période estivale qui arrive. 

Depuis le début de la pandémie, le gouvernement provincial a poussé pour encourager l’achat local afin d’empêcher les fermetures et l’endettement des propriétaires. Par exemple, il a créé certaines initiatives de promotion avec le Panier Bleu ou le #musiquebleu présentées en point de presse. En revanche, les bars et restaurants n’ont pas eu droit au même traitement. Pierre Thibault renchérit cependant que cette demande n'encourage pas les mauvais comportements, comme la vente d’alcool aux mineurs, car les mêmes règles seront appliquées pour tous. 

L’évolution de la restauration locale

En passant bien sûr par les restaurants, mais aussi par la collaboration avec les vignerons, brasseurs et distillateurs locaux, la scène culinaire fait partie prenante du paysage québécois et est en constante évolution. Les recettes de la restauration commerciale ont rapporté 13 millions de dollars à la province en 2018 selon les chiffres de la MAPAQ et apportent plusieurs emplois aux étudiants et étudiantes précise le directeur de l’association. Entre les grandes chaînes commerciales et les restaurants indépendants, l’apport économique et social est peut-être bien différent, mais il reste tout aussi important pour la province. L’adaptation du gouvernement à l’entrepreneuriat culinaire québécois et les stéréotypes accrochés aux termes de « bar » et « taverne » créent une situation difficile pour la prospérité des restaurateurs en tout genre spécifiait Simone Chevalot, copropriétaire de la Buvette Chez Simone, lors d’une entrevue à Radio-Canada. 

Après un échange par courriel, la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) a refusé de nous accorder une entrevue téléphonique.

Crédit photo : Pierre Thibault, Taverne Saint-Sacrement


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