Retour sur le festival Osheaga

08 août 2017 publié par Raphaëlle Thibault-Vanasse

Retour sur le festival Osheaga

Le Festival Musique et Arts Osheaga s’est déroulé la fin de semaine dernière avec une foule de spectacles sur un tout nouveau site : L’Île Notre-Dame. Voici le compte-rendu des spectacles que j’ai vu dans le cadre de cet événement très musical!

 

Jour 1 : Vendredi

Je commence ma journée avec la formation montréalaise féminine Vulvets à la scène des Arbres. Depuis leur performance aux Francouvertes l’hiver dernier, les filles ont été très dynamiques sur scène en enchaînant leur répertoire rock garage. Habillée de vêtements rétro, chacune des membres nous donnait une belle énergie à revendre en souriant. Ça brassait fort sur la scène. Il y avait tout un son brute qui rendait nos canaux auditifs bien caverneux. Vulvets, un groupe que tout le monde parlera sous peu.

La température se gâte. Le ciel se couvre. Le soleil disparaît. On nous avait averti. Dame nature allait donner beaucoup de fil à retordre aux festivaliers. J’attrape la performance de London Grammar au passage. Le groupe a commencé un peu plus tard que prévu, merci la météo. Soucieuse de la situation, la chanteuse Hannah Reid a promis à la foule de tout donner. En interprétant Hey Now et Wasting my Young years (titres qu’on peut retrouver sur le disque If You Wait, paru en 2013) , le groupe a démontré une belle sensibilité et une douceur sur scène. Avec des arrangements électroniques mélodieux, London Grammar est un groupe à suivre de très près. La pluie ayant continué à faire des siennes, le concert s’est vu écourté au grand malheur de la foule présente.

Après m'être fait donner une grosse douche, j'assiste à la performance des Canadiens de BadBadNotGood à la scène Verte. La formation nous propose leur hip/hop jazz réinventé. Assez intéressant d’entendre les pièces de leur nouveau disque IV sur scène (comme le titre Confessions Pt.2, par exemple). Pas de doutes, le groupe originaire de Toronto nous a bien livré la marchandise, malgré ces conditions météorologiques difficiles.

Peu de temps après, on se dirige vers la Scène de la Rivière pour rencontrer le groupe anglais Glass Animals, sous l’apparition de quelques rayons de soleil. Le chanteur Dave Bayley a mené son groupe avec efficacité et justesse dans l’enchaînement des pistes. Ceci dit, en raison de plusieurs problèmes techniques dû aux fortes pluies, les garçons ont donné un concert composé uniquement de deux chansons: Gooey et Pork Soda. Avis aux fans. Soyez sans craintes. Ce n’est que partie remise pour les Anglais, en octobre prochain, au Métropolis.

 

Jour 2 : Samedi

Gros marathon musical. Je le débute avec les Montréalais de Heat. Sur scène, le groupe a présenté les chansons de leur plus récent opus Overnight ainsi que de leur EP Rooms, sorti en 2015. Les guitares sonnent et se déchaînent. La voix de Susil Sharma donne tout une couleur chaude à l’ensemble du bagage musical du groupe. En passant par plusieurs influences (post-punk/rock/new wave), Heat a su se démarquer en début de journée. On aime bien la disposition scénique. La chimie groupale était bien présente. Les gars avaient une attitude à la “cool” avec leur lunettes soleil. Bon départ en cette journée qui s'annonçait bien chaude.

De l’autre côté de la Scène de la Rivière, le groupe Plants & Animals grimpait sur la scène de la Montagne. Le trio montréalais a défendu quelques titres de leur nouveau disque Waltzed In From the Rumbling, lancé en 2016, ainsi que de leur projets précédents. Le charisme de Plants & Animals a opéré sur la scène. Avec un soleil plombant, on aura entendu, par exemple, la bien dynamique No Worries Gonna Find Us. Chanson qui a su en faire fredonner plusieurs dans le public. Avec P & A, il y a cette idée de magnétisme. Les instrumentations persuadent rapidement la foule. On les écoute du début, jusqu’à la fin. Seul petit point, j'ai senti les garçons un peu timide. Leur musique nous aura fait rapidement oublié ce petit bémol.

Peu après, je me dirige vers la scène -flottante- de l’Île pour rencontrer le DJ et producteur de musique électronique canadien CRi, en compagnie de ses invités Ouri et Jesse MacCormack. Sur la scène, CRi s’est montré extrêmement professionnel, surtout sur Keep It Real (chanson retrouvée sur le EP Someone Else) où le musicien Jesse MacCormack l’accompagnait avec sa guitare électrique. En “live”, on comprend rapidement le soucis esthétique sonore et la finesse dans la musicalité des lignes de basse. On sentait les gradations de la pièce. Le public était au rendez-vous. Il dansait instantanément. C’est comme si CRi dirigeait son auditoire, d’une certaine façon. Cependant, la disposition scénique était bien particulière et très (trop?) haute. C’était plutôt difficile de voir le DJ à l’oeuvre derrière sa table de mixage. Il aurait été pertinent d’ajuster la scène à la hauteur des yeux du public.

L’aventure se poursuit avec l’électro/pop groovy de la formation de Québec Men I Trust à la scène des Arbres. Le groupe a dévoilé plusieurs chansons sur scène, dont certaines nouvelles (comme You Deserve This). La voix gracieuse d’Emmanuelle Proulx a fait vibrer et frissonner le public, qui était déjà bien nombreux en ce début d’après-midi. Les instrumentations donnaient une saveur bien planante à l’ensemble du spectacle. Par contre, on sentait que le groupe manquait un peu d’aisance sur scène, en plus d’avoir quelques soucis techniques de dernière minute. Men I Trust a donné tout de même une belle performance.

On entame une marche vers la scène Verte pour assister au concert de Peter Peter, ce Saguenéen d’origine, qui s’est expatrié en France. Son nouveau disque Noir Éden, paru en début d’année, en aura charmé plus d’un. Voilà que l’artiste présente son nouveau matériel sur scène. Il débute sa prestation avec la pièce titre Noir Éden, pièce électronique lancinante qui fait ressortir la voix cristalline du chanteur. Doté d’une élégance scénique, Peter au carré séduit la foule avec No Man’s Land, Tergiverse, Venus, Bien Réel et Version Améliorée de La Tristesse. Ce qu’il a du talent, ce bonhomme!

Au coup des 15h20, je me dirige vers le  spectacle de la jeune sensation pop française Jain, sur la scène de la Montagne. Accompagnée d’uniquement d’un DJ, Jain a été une véritable bête de scène sous des projections colorées et énergiques. Vêtue d’une robe à col claudine simpliste et de baskets blancs, la Française était énergique du début jusqu’à la fin de sa performance. Quant à l’interprétation des titres Makeba et Come, la foule répondait à cet appel qui s’est voulu festif et vitaminé. Il ne va sans dire. Jain a bien performé à cette prestation, qui était sa 200ème, soit dit en passant.

Vers les 17hrs, j’assiste assiste à la prestation de Cage The Elephant à la Scène de la Rivière. Gros rock sale et brute pour les oreilles. Les Américains auront visiblement tout donner durant ce spectacle. Matt Shultz, meneur de jeu de la formation, s’est présenté infatigable. En compagnie de ses musiciens, ils ont enchaîné les chansons Mess Around, Come a Little Closer ou encore Ain’t no Rest for the Wicked devant une immense foule. Le spectacle de Cage The Elephant a été complètement enflammé.

 

Jour 3 - Dimanche

En ce troisième jour, mon parcours a commencé avec le très marginal Bernardino Femminielli sur la scène de l’île. En osant avec un costume de bain “speedo”, l’artiste a offert une performance extrêmement expérimental sur la scène. Sous des projections fleuries, Femminielli joue avec plusieurs médiums artistiques : le chant, la danse, la poésie et bien entendu la musique. Le rendu final était intéressant….limite étrange, par contre, à d’autres moments...Par exemple, faire un acte sexuelle à une chèvre? Ça portait à confusion (?!?)

On termine cette journée avec les Californiens de Cherry Glazerr qui nous donnait rendez-vous à la scène de la Rivière à 13h30 pour entendre les chansons tirées de leur plus récent album Apocalipstick. Leur rock dynamité a su rejoindre un public complètement déchaîné. Avec la voix criarde et grave de la meneuse Clementine Creevy, Cherry Glazerr a été non seulement rodé, mais aussi électrisant. Les cheveux nous dressaient sur la tête.

 

Faute de maladie, j’ai dû écourter ma couverture...Merci à toute l’équipe d’Osheaga et à evenko pour l’organisation!

 

À l’année prochaine!


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