OSHEAGA 2016 | 11e édition bien remplie

01 août 2016 publié par CHOQ.ca

OSHEAGA 2016 | 11e édition bien remplie

Une autre belle édition du célébrissime festival OSHEAGA s'est terminée hier soir et les festivaliers rêvent déjà à l'édition 2017. Cette année, on a eu droit aux Radiohead, Lana Del Rey et Red Hot Chili Peppers de ce monde, mais aussi aux tout aussi merveilleux Vince Staples, Safia Nolin, La Famille Ouellette, Jazz Cartier, Kurt Vile & the Violators et Daughter, pour ne nommer que ceux-là.

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Jour 1: Redécouvrir

La première journée sous le soleil et ses passages nuageux a lancé en bien cette 11e édition d'OSHEAGA. Une fois les deux pieds sur le site, on se réapproprie les lieux. Il faut dire que ce n'est pas trop, trop difficile puisque, d'une année à l'autre, le Parc Jean-Drapeau ne change pas vraiment. L'avantage du festival, c'est qu'entre deux numéros, on a le temps d'aller explorer le site, que ce soit pour passer d'une scène à une autre ou pour aller se boucher un coin.

Le Festival comptait sur la présence de ses partenaires habituels: ce magasin de vêtements, ce fournisseur de jerky, cet autre fournisseur de boisson énergisante ou encore cette marque de chaussure. Toutefois, les petites attentions gratuites auxquelles on a été conditionné de recevoir manquaient à l'appel cette année. Le temps des bouteilles d'eau pliantes gratuites et de l'hydratation en continu est révolu.

Mais, bien sûr, on ne va pas à OSHEAGA pour les cadeaux -- même si on en profite -- on y va pour la bonne musique! On a été choyé là-dessus dès le départ. C'était La Famille Ouellette qui avait la lourde tâche de baptiser la Scène des Arbres SiriusXM cette année, et ils ont bien su démarrer la machine. On venait de les voir, une semaine plus tôt au Festif! de Baie-St-Paul, et s'ils étaient en forme là-bas, ils l'étaient à la puissance 10 à OSHEAGA. La foule n'était peut-être pas étanche, mais elle était bien au rendez-vous pour se déhancher en réponse à l'énergie indéniable des Ouellette.

Suivait directement sur les mêmes planches l'adorable Safia Nolin pour nous offrir une performance en duo avec son acolyte fidèle, Joseph Marchand. L'ambiance survoltée du numéro d'avant a laissé place à une atmosphère feutrée bien accueillie, où la majeure partie du public a choisi de prendre un bain de soleil dans l'herbe et de se laisser bercer par sa voix délicate.

Plus tard en soirée, on est allé découvrir une tout autre ambiance: l'univers disjoncté de Vince Staples. Il nous a transportés dans son West Coast, le temps d'un spectacle et la foule a répondu d'un accueil chaleureux. Il nous a bien servi avec un cinquante minutes bien rempli de beat et de lyrisme à son égal. C'était vraiment l'une des bonnes prises du festival.

Jour 2: Courrir couvrir

La deuxième journée s'annonçait déjà comme une pas pire grosse, et ce fut effectivement le cas. 

Premier arrêt: Daughter sur la Scène de la Montagne. Elle a bien livré son matériel, la belle Daughter. Pour un album relativement planant, le stock de son plus récent album, Not to Disappear (2016) a su nous faire bouger, malgré le temps très chaud. Anecdote, une fois son set terminé, Daughter a choisi de profiter du festival en assistant à la performance de Kurt Vile & the Violators, mais malheureusement, c'est chose qu'elle n'a pas pu faire bien longtemps parce que ses fans l'ont bien reconnue et lui ont offert un bain de foule bien dense pour prendre des milliers de selfies avec elle. 

Parlons-en de Kurt Vile. Le chanteur américain s'est présenté sur la Scène de la Montagne Molson Canadian en compagnie de ses Violators pour nous offrir, en grande partie, le matériel de son plus récent album, B'lieve Im Goin Down. Faut dire qu'un des bons coups de Kurt Vile, c'est qu'il sonne exactement comme l'album. Mais, cet élément peut aussi jouer contre lui du fait que sa performance frôlait le trop monotone. La foule était clairement amassée devant la scène pour y entendre son hit Pretty Pimpin qu'il a joué en dernier, mais qui aurait sans doute redonné un peu de vie au public placé en milieu de parcours. 

Si le set de Kurt Vile était un peu lent, celui de Busty & the Bass, lui, a su redonner vie à nos corps alourdis par la chaleur. Eux aussi, on avait pu les voir une semaine plus tôt au Festif! et ils ont encore une fois livré la marchandise. C'est sans doute encore une fois l'effet évident de la section des cuivres. Pour un groupe qui commence à faire sa marque sur la scène artistique québécoise, les neuf gars de Busty savent comment livrer un bon show. Amateurs de Cat Empire ou dans le genre, retenez le nom!

S'ensuivait directement sur la Scène Piknic Électronik la performance du montréalais Kaytranada. La scène était peut-être mal choisie pour l'artiste qui a réussi à faire sa marque dans le milieu du spectacle montréalais -- salle comble au Métropolis, par exemple. Le site était plein à craquer, mais le public tissé serré semblait ravi de le voir et se démenait sur le rythme comme jamais. Disons que la prochaine fois, une Scène Verte serait sans doute mieux appropriée pour encore plus en profiter.

On a terminé la soirée sur un solide Jazz Cartier qui nous a aussi fait bien bouger. La foule l'a reçu de manière quasi triomphale et a soutenu cette attitude jusqu'à la fin de sa performance. On ne serait nullement surpris que dans quelques années, le jeune torontois soit réinvité et qu'on lui propose une plus grande scène que celle de La Vallée. Et le public sera assurément au rendez-vous!

Jour 3: Respirer

La troisième et dernière journée (déjà!) nous a laissé récupérer un peu de la journée précédente, sans non plus être sans rebondissement­. 

Notre couverture de cette journée était basée sur un conflit d'horaire puisque nos artistes à aller voir étaient en même temps, mais heureusement, sur des scènes rapprochées. On a donc profité des premières chansons d'un pour aller profiter de l'autre moitié de l'autre.

Direction la Scène de la Vallée pour le premier: Koriass. Le rappeur sait encore donner un bon show, mais pour celui-ci, on a eu l'impression que le minimum d'effort y a été mis. Brancher son laptop aurait donné pratiquement le même résultat. Meilleure chance la prochaine fois, sans doute?

On s'est donc relocalisé à la Scène des Arbres SiriusXM pour voir la formation britannique HAELOS. Bien que leur son soit suffisamment rentre-dedans, l'ambiance générale dans la foule était plutôt décontractée. Les gens semblaient contents d'y être, mais on sentait que le poids du long weekend commençait à se faire sentir. On a tout de même eu droit à un quarante-cinq minutes généreux et la foule en aurait certainement pris plus.

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Bien que la programmation n'était pas nécessairement renversante, on a vu l'effort des organisateurs de donner une bonne place aux artistes émergents, et là-dessus, ils ont marqué des points. Preuve comme quoi OSHEAGA n'est pas que ses gros noms. Il y a une richesse dans la programmation, suffit simplement de fouiller un peu plus loin. 


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