Le Festival Diapason en trois étapes faciles

10 juillet 2018 publié par Lina Heckenast

Le Festival Diapason en trois étapes faciles

Le festival Diapason a eu lieu du 5 au 8 juillet dernier dans le vieux Ste-Rose à Laval. Nos journalistes Camille Avery-Benny et Lina Heckenast se sont rendues sur place pour les trois derniers jours afin de livrer leurs impressions.

 

Vendredi au son du rapqueb

La Carabine a ouvert le bal devant une foule assez éparse, qui semblait néanmoins prête à accueillir ce que le groupe avait à offrir. Le duo de rappeurs, accompagné par un batteur et un DJ, a livré une prestation énergique, entrecoupée de blagues à propos du contenu de leurs chansons (« La prochaine toune s’appelle Asphalte… On est sur la garnotte, mais c’est correct »). La foule a commencé à se densifier vers le milieu de leur prestation, ce qui s’est reflété dans l’énergie des deux rappeurs. La Carabine a laissé les spectateurs sur un fameux « Laval ou rien! » avant de laisser la place à FouKi, qui se faisait attendre avec impatience.

Une grande foule s’était massée avant l’arrivée de FouKi. Lorsque Gayé s’est mise à jouer à la radio pré-concert, tout le monde (et je dis bien tout le monde) a commencé à crier et à la chanter. Preuve que sa musique a réussi à traverser la rivière des Prairies. FouKi s’est aussi approprié la devise de High Klassified en faisant scander « Laval ou Zay » aux spectateurs. Le public a perdu le contrôle pendant Makeup et Gayé, qui ont été exigées avec tant d’enthousiasme que le jeune rappeur n’a pas eu d’autre choix que de les faire immédiatement.

Vendou, qui accompagnait FouKi sur scène, a également fait 2 de ses propres pièces, qui ont bien été accueillies.

Plus tard en soirée avaient lieu les spectacles d’Ellemetue et de Donzelle, qui se produisaient dans un centre communautaire non loin des scènes extérieures.

Peu de gens étaient dans la salle, située dans le gymnase du centre. La performance d’Ellemetue aurait possiblement bénéficiée d’une salle plus intime et rappelant moins un bal d’un film américain. Malgré tout, le duo a réussi grâce à sa musique à transporter les gens hors du gymnase. Leur prestation était juste et  Ellemetue s’est assurément fait de nouveaux fans au courant de la soirée.

La foule avait quelque peu grandi quand Donzelle est arrivée sur scène, accompagnée par 6 danseuses accoutrées de boucles de cheveux, de vestons sports et d’accessoires dorés surdimensionnés. La rappeuse et sa troupe ont livré une prestation enflammée, alternant entre des pièces classiques de Parle parle, jase jase et des nouvelles du plus récent Presse-Jus. Le clou du spectacle aura assurément été le changement de costume de Donzelle et ses danseuses. Vers le milieu du concert, elles sont sorties de derrière un rideau habillées en vulves. Si les curieux ont été surpris, les fans jubilaient.


Quand samedi rime avec énergie

Samedi a commencé avec une entrevue avec le groupe montréalais Mort Rose, qui ouvrait la journée à la scène Découverte. Malgré une petite foule, le groupe a été aussi énergique qu’à son habitude, blaguant sur le contenu de leurs chansons (« Cette toune-là… bouchez-vous les oreilles les enfants… La prochaine toune s’appelle sexe. »). Ils ont également souhaité bonne fête à une spectatrice en livrant une chanson de fête propre au groupe (« On voulait faire comme au St-Hubert »).

Le deuxième concert de la scène Découverte était celui du groupe Sacré Coeur, qui, nous l’a révélé, en était à son premier show officiel. Le groupe, composé d’hommes dans la cinquantaine, faisait un rock léger qui rappelait tant Foxboro Hot Tubs que The Who. Bien que cherchant un peu sa voix, la formation a réussi à animer la foule, qui s’était considérablement agrandie.

En fin de soirée, c’est Keith Kouna qui a pris d’assaut la scène devant des fans loyaux. Le chanteur sautait sur des cubes de bois placés pour les photographes et faisait chanter des enfants en première rangée, pour le plus grand bonheur du public. Le spectacle du rockeur était bien rodé, rappelant par moments ce qu’on aurait pu s’attendre d’un grand comme Mononc’ Serge. Keith Kouna a su bien terminer la journée, qui s’annonçait plus difficile vu la taille de la foule en après-midi.

Un dimanche rock au soleil

Une foule déjà plus nombreuse que la veille attendait la “gypsie musicale” Sheenah Ko devant la scène Découverte du Festival. C’est pendant son concert que CHOQ s’est entretenu avec le groupe Zen Bamboo, qui assurait la continuité du spectacle en après-midi.

Ouvrant avec la classique pièce “Tête d’ange”, le quatuor a offert quelques nouvelles pistes que l’on retrouvera sans doute sur le dernier quart du projet actuel des Lambertois, à paraître au mois d’août. Le Vol. 3 auquel nous avons eu droit au printemps comprenait des morceaux plus acoustiques que les arrangements auxquels Zen Bamboo nous a habitués. C’est cependant un retour au rock plus “dérangeant” avec des textes d’autant plus matures et assumés qui s’annonce pour le Vol. 4 de la série, dont le nom demeure un mystère.

Le trio lavallois Wild Mercury a enchaîné avec une énergie contagieuse devant un public d’abord quelque peu timide. “Ça vous tente, un petit peu de blues?”, a demandé la batteuse Gabrièle Côté-LeBreux, elle-même fan du Festival. L’enthousiasme s’est ensuite exprimé par des cris de la foule qui redemandait de leur rock, tantôt grunge, tantôt folk.

Alors que certains profitaient des concerts intimes livrés par Maude Audet, Rosie Valland et Aliocha sur la Rivière-des-Mille-Îles, la jeune Britanno-Colombienne nouvellement Montréalaise Kandle s’est chargée de fermer le Festival en grand. Malgré la barrière linguistique, l’artiste anglophone a su établir un lien complice avec le public assez hétéroclite en lui offrant des compositions rock à saveur légèrement country fraîchement tirées de son dernier EP, Damned If I Do. À la sortie du site, on pouvait entendre des commentaires élogieux sur sa voix puissante et singulière de la part des festivaliers satisfaits.

 

Les Lavallois ont donc pu profiter d’une brochette diversifiée d’artistes soucieux de séduire leur public et malgré une faible fréquentation cette édition, le festival Diapason demeure un événement nécessaire dans la région.


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