La vielle âme de Jesse Mac Cormack

06 juillet 2017 publié par Samuel Lamoureux

La vielle âme de Jesse Mac Cormack

Il serait tentant, comme le font les médias traditionnels, de centrer notre couverture du Festival international de jazz de Montréal sur les têtes d’affiche vieillissantes. King Crimson et Buddy Guy, par exemple, en sont probablement à leur dernier tour de piste et l’envie d’en parler nous prend par respect pour leur figure légendaire. Pourtant, la nouvelle garde en jazz et en blues est très bien représentée à Montréal cette année. C’est le cas de Jesse Mac Cormack, qui était en prestation le 3 juillet à la Cinquième Salle. 

Cas unique, le guitariste montréalais n’était pas présent pour jouer son répertoire habituel, mais bien pour rendre hommage au célèbre bluesman de Chicago, Muddy Waters. En effet, le concert faisait partie de la série Re :création, qui invite un artiste ou un band à revisiter l’œuvre d’une grande figure qui les a précédés. Misc a par exemple rendu hommage à James Blake et Maxence Cyrin à Aphex Twin. 

Pour Jesse Mac Cormack, l’idée de s’inspirer de Muddy Waters était particulièrement intéressante puisqu’elle lui permettait de se plonger sans concession dans les racines du blues américain. La chanson Manish Boy, qu’il a interprétée à la toute fin, a vraiment été la cerise sur le sundae d’une célébration bien réussie. 

Après quelques morceaux très rythmés, des invités spéciaux sont aussi venus prêter main-forte à l’auteur du très bon Ep After the glow. On parle de Gabrielle Shonk, qui a fait deux chansons avec sa voix taillée pour le blues américain, et même de Bernard Adamus qui, à la surprise de tous, a interprété un blues assez rigodon et énergique. 

Les communions

La jeunesse était aussi visible à d’autres moments au début du Festival de jazz. Le concert de Shabaka & the Ancestors est sans contredit une prestation qui a marqué les esprits. Le londonien Shabaka Hutchings n’a que 33 ans mais son âme semblait en avoir 150 lors de son passage au Gesu le 29 juin. 

Le saxophoniste a en effet décidé d’embrasser au maximum ses influences africaines en rassemblant un band composé de cinq musiciens d’Afrique du Sud dont un percussionniste flamboyant (Gontse Makhene). La chanson The Sea, de leur premier album Wisdom of Elders, était particulièrement émouvante. À écouter en boucle si ce n’est pas déjà fait. 

Cory Henry & The Funk Apostles, autre membre de la nouvelle garde jazz, était présent à Montréal le 30 juin. Le jeune homme de 30 ans a du style comme Anderson Paak, mais joue un instrument qu’on croyait désuet : l’orgue. Or, il en fait un rythme funk époustouflant qui vire en cérémonie gospel assez captivante. 

Avec ses apôtres du funk, Cory Henry a secoué un Club Soda comble qui voulait communier. Pour ceux qui l’ont manqué, son album Revival (2016) est une belle introduction accessible à son travail.

Photo de Fréférique Berube


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