Festif! de Baie-St-Paul | Gazette d'une découverte réussie

27 juillet 2016 publié par Camille P. Parent

Festif! de Baie-St-Paul | Gazette d'une découverte réussie

Y'en a vraiment du beau en région! Après avoir découvert le coin de la Gaspésie et sa Petite-Vallée, on s'est rendu au Festif! de Baie-St-Paul, et faut dire que les jeunes organisateurs qui le mettent sur pied depuis sept éditions savent ce qu'ils font pour nous faire vivre un festival de rêve. 

Le Festif! c'est un festival qui n’arrête jamais. Matin, midi, soir, il y a quelque chose à faire, à voir, à découvrir.

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Jeudi, 21 juillet 2016

La première journée a été ponctuée d’un lift Montréal-Baie-St-Paul à cinq collés dans une Civic (flashback au roadtrip à Toronto) et de cuivres enivrants.

Il faisait chaud dans la petite berline… Heureusement, les quelques pit stop ont permis de prendre l’air un peu. On est arrivé là-bas vers 18h.

Premier arrêt, faut s’installer. On a eu la chance d’être logés au apparemment légendaire Gîte TerreCiel, tenu par David et le loyal Benoît, son golden affectueux. Logé, c’est un bien grand mot. C’est plutôt qu’on y a piqué notre tente. On était bien contents : premier trip de camping de la saison !

Cette soirée-là, c’était le show de Busty & The Bass et The Cat Empire sur la scène principale. En se consultant, Alexandre et moi, on en a convenu qu’un band qui inclut une section de cuivres, ça marche toujours. Et comme de fait, la foule s’est éprise des deux formations montréalaise et australienne, et la cour d’école est devenue une réelle piste de danse.

S’ensuivait une soirée hip hop sous le chapiteau avec Dead Obies, ou sinon une soirée plus rentre-dedans avec Francis Faubert et Les Goules dans le sous-sol d’église. Oui oui, le sous-sol dans l’église était rentabilisé à fond. On n’y servait pas du vin de messe, mais bien de la bonne bière de microbrasserie !

Nos corps ne pouvant plus trop en prendre après la longue route et les shows cuivrés, on est rentré se coucher tôt pour être en forme le lendemain.

Vendredi, 22 juillet 2016

Une règle d’or en camping pour ceux comme nous qui l’auraient oublié : pique ta tente à l’ombre. Ouin. Le soleil qui frappe directement sur ta tente lorsque le soleil se lève fait en sorte que, chaque matin, ton corps ne supportera plus la température sauna et devra sortir, que t’aies 4 ou 8h de sommeil dans le corps. Pour nous, ç’a été hop ! debout à 8h tapant, chaque matin.

Mais, on n’allait pas laisser le sauna matinal nous empêcher de profiter du festival !

Le vendredi était une journée pluvieuse, ponctuée de passages nuageux. On est allé faire un tour en après-midi au showcase Pantoum pour voir Mathieu Bérubé et Beat Sexü, question d’aller voir comment se déroulerait notre showcase du lendemain. Mathieu Bérubé et son folk délicat a offert un spectacle feutré où la foule attentive l’écoutait, assise en indien par terre. La foule s’est toutefois relevée, assez vite merci, pour la performance endiablée de la gang de Beat Sexü.

Sur la scène principale, on a eu droit aux adorables Sœurs Boulay qui ouvraient la soirée. Après s’être traité de « conne, avec amour » quelques fois, il n’y avait plus de doute sur la complicité des deux frangines. Le ton était donné pour le show de Half Moon Run qui s’en est suivi. Comme à leur habitude, ils étaient solides sur les harmonies, ont rendu leur stock en bien et la synergie des membres était palpable. C’était vraiment une soirée de complicité musicale qui était vraiment agréable à voir.

À 23h30, les choix de destinations after-party étaient déchirants. D’un côté, dans le sous-sol d’église se trouvaient la bande d’I.D.A.L.G., de l’autre, le trio de Brown sous le chapiteau. On retrouvait également à la programmation une soirée trad en compagnie d’Yves Lambert ou une soirée de bar avec Sunny Duval. Que de choix. On a opté pour I.D.A.L.G. pour un moment, puis on a sauté dans la file de la cantine pour le procurer un hot dog — entourés de gens beaucoup trop sur le party — pour finalement se rendre au chapiteau pour Brown.

On n’a pas terminé la soirée aux trop petites heures, encore une fois, mais on est parti la musique qui nous bourdonnait encore aux oreilles quand même. On a quand même entendu les fanfares qui s’offraient un duel en pleine rue, à 2h du matin, qui ne semblait déranger aucune âme endormie. Un festival qui ne s’arrête jamais, qu’on disait.

Samedi, 23 juillet 2016

8h du matin, wake up call obligé. Grosse journée en vue, Entrevues, showcase, spectacles, re-entrevues. Go go go !

On a commencé la journée sur un café glacé de la place pour bien se lancer. On n’a pas eu besoin d’aller bien loin pour le premier événement: il se passait directement sur le terrain de camping. Le Gîte avait prêté son toit à Lydia Képinski et à Mon Doux Saigneur pour de courtes performances acoustiques.

Nous qui avions manqué la performance nocturne des fanfares, savions que celles-ci en redonneraient une en après-midi. On est allé rejoindre les autres couches tôt et c’est là qu’on a compris toute l’essence du festival. Les fanfares venaient de loin, de Détroit et New York, pour venir nous voir et c’était vraiment une belle rencontre. Le Festif! au complet, c’est réellement ça, des belles rencontres.

C’était ensuite l’heure de notre showcase avec le Pantoum pour présenter La Famille Ouellette et Anatole. La Famille Ouellette, vêtue de ses blousons rouges, nous a offert leur meilleur matériel et nous a même gâtés de carrés au Rice Krispies de leur entreprise culinaire familiale. S’en est suivi la performance théâtrale du dramatique Anatole qui nous a fait danser et rire, lui qui s’est baladé sur la terrasse, de table en table, en piquant une frite ou deux dans les assiettes de clients. Merci encore à l’équipe du Pantoum avec qui tout est allé comme sur des roulettes.

Sur la scène principale cette soirée-là, la foule a eu droit à Yann Perreau, Ariane Moffatt et Champion & ses G-Strings. Je dis « la foule » parce que pour le premier, le showcase n’était pas terminé, et pour les deux autres, nos estomacs qui criaient famine ont pris le dessus.

Le bedon rassasié, on a choisi de se rendre au chapiteau Radio-Canada vers 23h30 pour aller faire un coucou à notre buddy Dumas qu’on a rencontré à Petite-Vallée. Là, encore, il a fait se dégourdir la foule sur sa « piste de danse olympique ».

Un autre hot dog plus tard, on s’est au chapiteau de la Fabrique Culturelle pour aller bouger sur le rythme de Beat Market. Et comme s’il savait qu’on avait manqué les shows de la scène principale, Yann Perreau est débarqué pour nous faire son célèbre ver d’oreille J’aime les oiseaux, perché du haut du poteau qui retenait le chapiteau. Un Yann Perreau comme on ne l’avait jamais vu.

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Vraiment, le Festif ! de Baie-St-Paul, c’est surprise par-dessus surprise, à toutes heures du jour. Il ne dort jamais, et il ne faut pas trop s’attendre à trop dormir non plus. Ça nous démontre, encore une fois, qu’au Québec, il y a bien plus que les grandes villes. Il y a des richesses à découvrir et de beaux roadtrips à entreprendre.

L’été prochain, promettez-vous d’aller voir du pays et, comme nous, débutez de nouvelles traditions de festivals qui en valent la peine. Les rencontres que vous y ferez seront mémorables et les artistes que vous y verrez deviendront, assurément, des coups de cœur. 


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