5 leçons à retenir des festivals européens

02 août 2016 publié par Samuel Lamoureux

5 leçons à retenir des festivals européens

Alors que l’Amérique du Nord accumule de plus en plus les festivals de musique les plus prisés au monde – que ce soit le TomorrowWorld en Georgie, l’EDC à Las Vegas ou même Osheaga ici à Montréal – il semble que le Vieux continent ait encore quelques leçons à nous offrir. Voici quelques initiatives qui pourraient nous inspirer.

 

  • Limiter le nombre de festivaliers.

C’est bien connu qu’au sommet de l’été, le Parc Jean-Drapeau peut accueillir jusqu’à 50 000 personnes tous les soirs de festivals. C’est aussi bien connu que dans ce cas, le confort des festivaliers peut être atteint, et la qualité du spectacle diminuée. C’est-ce que le Pohoda festival en Slovaquie a compris en limitant le nombre de spectateurs à 30 000 pour son festival. Une initiative qui peut sembler loufoque à des organisateurs qui ont la logique du profit à cœur, mais si on considère le festival comme un endroit où il fait aussi bon de vivre, limiter la foule est une initiative à prendre en considération.

  • Imposer un plafond sur le prix de la bière.

Il est bien rare de pouvoir s’acheter une bière coûtant moins de dix dollars dans des festivals nord-américains. Pour éviter ce prix exorbitant, les festivaliers utilisent plusieurs moyens du bord : boire avant, ou tout simplement essayer de glisser des drogues à l’intérieur du festival. Encore une fois le Pohoda festival en Slovakie peut servir d’exemple éclairant. Sur le site, le prix de la bière est limité à 1.50$ la pinte. La bière de microbrasserie est quant à elle 2$. À ce prix, inutile de consommer avant, ou même de tenter d’amener de l’alcool dans le festival. C’est un pensez-y bien pour la sécurité dans nos festivals.

  • Incorporer des ateliers politiques

Trop souvent les festivals de musique semblent être des espaces d’abrutissements au lieu d’être des espaces éducatifs. Pourtant la réunion de plusieurs milliers de personnes pourrait être le moment d’une réflexion sur des enjeux collectifs. C’est bien ce qu’a compris certains festivals européens comme le World Village Festival d’Helsinki. Plusieurs ateliers politiques se trouvaient au programme, dont un s’intitulant : la musique sauvera-t-elle l’Europe des nationalismes ? Dans un monde en mouvement, il est impératif d’avoir ces moments de réflexion collectifs.

  • Inclure de la musique classique au programme.

Les jeunes n’écoutent plus de musique classique dit le dicton. Le Pohoda Festival n’y a pas cru en incorporant de la musique classique chaque jour de 13h à 15h. Quoi de mieux que de commencer la journée avec la symphonie du Nouveau monde de Dvorak? Les jeunes veulent bien écouter de la musique classique, simplement offrez-en à prix modique, devant grande foule.

  • Fermer les portes plus tardivement.

Trop souvent nos festivals se terminent à minuit, ou encore à 23h. L’appétit des fêtards est pourtant plus grand, et il faut bien souvent se rabattre sur les after-party coûtant un montant supplémentaire. Pourquoi-pas faire comme certains festivals européens et terminer la fête à 4h ou 5h du matin. Certains diront que les métros arrêtent à minuit cinquante, mais ne repartent-ils pas à l’aube ? Faisons durer le plaisir le plus longtemps possible.


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